Les
timbres d'usage courant sont des timbres-poste imprimés en très grande quantité et
qui servent à affranchir la plus grande partie du courrier.
Ils
sont opposés aux timbres commémoratifs (ou « beaux timbres »),
dont les timbres d'usage courant se distinguent souvent par le
graphisme. Le très grand tirage de ces derniers conduit souvent
à des figurés allégoriques, officiels et manquant de variété puisque
les destinataires voient toujours le même timbre.
Conditionnement
Utilisés
par un très grand nombre de personnes, ce sont les timbres d'usage
courant qui ont bénéficié en premier des nouveaux conditionnements
imaginés par les administrations postales :
- feuille
de timbres dès le Penny Black en 1840,
- l'invention
de la dentelure pour les détacher plus aisément,
- le
carnet de timbres en 1895 au Luxembourg,
- l'entier
postal, c'est-à-dire un pli préaffranchi,
- les
barres phosphorescentes pour le tri automatique du courrier,
- le
timbre autocollant à la fin des années 1980
au Canada,
- les
timbres avec valeur faciale sous forme d'une simple lettre,
ou à valeur permanente (la poste n'imprime pas de valeur ou
plus rarement imprime l'usage prévu en toutes lettres.
Symbolique
Les
États se sont servis des séries de timbres d'usage courant pour
illustre
r
leurs symboles nationaux.
Dans
les monarchies, l'effigie du souverain figure sur les timbres
d'usage courant. Par exemple, actuellement, Élisabeth II au Royaume-Uni
ou Albert II en Belgique.
Aux
États-Unis et au Canada, le drapeau y figure.
En
France, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, c'est Marianne, une allégorie de la République
qui illustre ces timbres. À partir du président Valéry Giscard
d'Estaing, la série d'usage courant est renouvelée environ une
fois par mandat présidentiel.
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