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Les timbres autocollants ont été développés par plusieurs administrations postales pour plusieurs raisons :
Les timbres autocollants sont vendus sous forme de carnets à couverture en papier dont une des faces est plastifiée et de roulettes. Au départ, ils n'étaient pas dentelés et étaient de forme quadrilatère. Craignant la fraude à l'aide de photocopieuses couleurs, la plupart des pays ont adopté une dentelure ondulée (la France par exemple), certains dentellent leurs timbres autocollants avec une dentelure normale (la Royal Mail au Royaume-Uni).
L'argument de la rapidité d'utilisation en a fait le support des timbres aux valeurs faciales les plus utilisées. L'affranchissement d'une lettre normale est le premier tarif à bénéficier d'un timbre autocollant, et ce timbre est aussi souvent à validité permanente (sans valeur faciale imprimée).
Le premier pays qui a adopté le timbre autocollant est le Canada en 1988, suivi par les États-Unis et le Japon en 1989. En France, le système est adopté en février 1990 avec la Marianne du Bicentenaire rouge destinée à l'affranchissement de la lettre de moins de 20 grammes.
Pour les philatélistes, les timbres autocollants ont posé des questions difficiles à résoudre. Il s'est posé la question de la stabilité de l'adhésif et du risque de dégradation du papier du timbre avec le temps.
Le problème majeur a été le décollage des timbres autocollants pour les sépare du support de l'enveloppe. La quasi-totalité des timbres autocollants émis peuvent se détacher, mais l'adhésif reste collant, rendant le classement du timbre problématique. Il est le plus souvent recommandé de les collectionner neuf sur leur support d'origine ou oblitérés sur fragments.
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